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ASF. Après la tentative de suicide d'une secrétaire, les syndicats évoquent les rapports parfois difficiles avec Vinci, l'actionnaire principal
La salariée des Autoroutes du Sud de la France, qui a tenté de mettre fin à ses jours lundi matin en avalant des médicaments, est toujours hospitalisée. Selon les informations données par la direction régionale Aquitaine Midi-Pyrénées, ses jours ne sont pas en danger.
Hier, c'est surtout l'émoi qui présidait au sein de l'entreprise détenue par le groupe Vinci qui a racheté les parts de l'État en 2006.
Course à la productivité
Un rachat qui a modifié le quotidien des salariés. « Entre la société qu'on nous a vendue en 2006 lors de la privatisation où l'individu devait être au coeur du dispositif et la course à la productivité à laquelle nous sommes effectivement soumis, il y a un décalage », affirmait hier un représentant de Force ouvrière.
Il y a quelque temps, une manifestation de salariés devant le siège de Vinci s'est tenue afin d'obtenir de meilleures conditions salariales et le 18 décembre dernier, les salariés du site du Passage-d'Agen suivaient une journée de grève.
700 emplois supprimés
« La DRH est ouverte à la discussion mais on sait que ça devient dur », poursuit le syndicaliste. « À Agen, on est au courant qu'il y a des problèmes relationnels avec de nombreux soucis à la clé. Beaucoup de collègues ne sont pas forcément bien dans leurs baskets. »
La victime de 52 ans est employée comme secrétaire administrative. Retrouvée affaissée sur son poste de travail, elle a laissé un courrier dans lequel elle dénonce la pénibilité de ses conditions de travail (lire notre précédente édition.) Cet incident pourrait être aussi une des conséquences de la nouvelle politique impulsée en matière de ressources humaines qui conduit l'entreprise à ne plus remplacer les départs à la retraite.
« Depuis 2006 et la privatisation, ce sont près de 700 emplois que nous avons vu disparaître.
SUD SANEF est prêt à se porter Partie Civile contre le président directeur général SANEF.