Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 09:57
Nervosité et désarroi

 

 

La faillite sociale est bien présente depuis le passage d’APRR sous le giron d’Eiffage ; ce constat ne surprend pas SUD qui, voici plus de deux ans imaginait avec précision ce qu’allait devenir notre Société dès sa privatisation. Proclamer ce constat serait une faute « outrancière », au point que le Directeur d’APRR se sente obligé de rédiger son propre tract, diffusé en affichage général !

 

Les exemples sont pourtant nombreux : licenciements et départs négociés en nombre, forte pression sur les salariés, conditions de travail en nette dégradation, politique salariale calamiteuse (avec en vedette une Sicavas Eiffage qui fait fuir tout le monde y compris parmi ceux chez Eiffage qui glorifiaient ce système depuis des années), réorganisation des districts et des services qui ne font naître qu’incertitudes chez le personnel, limogeage ou démission curieuse d’un PDG, nouvelle classification des emplois des plus aberrante tant sur le fond que dans la forme, dialogue social réduit à néant, Participation versée en 2007 qui fond de moitié en moins d’un an, accord CATS qui prévoit les départs mais qui ne garanti aucune nouvelle embauche, intérêts supérieurs des salariés défendus de piètre façon par la Direction qui se retrouve coincée entre les assauts de Sacyr et les appétits grandissants d’Elliott.

 

 

SUD a répondu au Directeur d’APRR et nous poursuivrons coûte que coûte notre devoir d’informations auprès des salariés, sans nous soucier des sauts d’humeur du Directeur. Si celui-ci continue de penser que tout va pour le mieux chez APRR, qu’il prenne alors le temps de descendre sur le terrain ; SUD n’est pas vraiment convaincu que le personnel vit au mieux la restructuration actuelle, pas plus que l’automatisation des péages ou la réorganisation de la filière Sécurité pour ne citer que ces deux exemples.

 

La négociation sur les Salaires n’apportera pas davantage de sérénité : à l’heure où se confirme des hausses de prix jamais atteinte en France et une dégringolade sévère du pouvoir d’achat, la Direction là-encore semble penser que tout va bien pour les agents, mais  nous ne vivons pas sur la même planète ; le Directeur d’APRR gagne 19.000 € par mois, auxquels s’ajoute 200.000 € de primes ; à ce tarif, il peut se permettre d’écrire deux pages d’arguments aux salariés, fussent des arguments particulièrement erronés ! Pour les agents, la Direction a proposé + 2,1 % de hausse salariale pour 2008 lors de la deuxième réunion de négociation… Et une telle proposition, dans le contexte actuel, est tout de même beaucoup plus outrancière qu’un tract SUD !

 

Dans une déclaration à l’AFP le 29 février dernier, le PDG JF Roverato assure que « la restructuration chez APRR et l’automatisation des péages se déroulent avec l’accord des huit organisations syndicales », à chaque syndicat de réagir désormais mais SUD constate qu’à défaut d’avoir convaincu le personnel et ses représentants, JF Roverato tente un mensonge dont l’énormité n’a d’égal que le montant de ses stock - options !


La SICAVAS EIFFAGE : ça eut payé mais ça paie plus !

Qu’on se souvienne de l’entrée d’APRR dans le giron d’Eiffage et de ces magnifiques documentations couleurs où des pionniers d’Eiffage – BTP venaient coucher sur papier glacé leur passion immodérée pour un gisement d’or aussi généreux qu’intarissable : la Sicavas Eiffage 2000. Avec un sou déposé, on se retrouvait quelques années plus tard avec de quoi s’acheter un appartement de grand standing sur la Place Vendôme ! C’était un peu comme la bague miraculeuse vantée naguère dans la presse par Danièle Gilbert, à la différence près que personne ne nous a jamais obligé à verser de l’argent afin d’entretenir les liftings de l’ex-égérie de la télévision française.

La Sicavas Eiffage a absorbée notre prime de Participation l’an passé mais, faisant fi des récits miraculeux racontés voici deux ans en arrière, voilà soudainement que le filon s’épuise ! Ainsi la prime de Participation versée en 2007 a perdu près de la moitié de sa valeur : pas de chance pour nous, autoroutiers décidément bien peu chanceux ! Cette année, la Direction nous refait le coût de la Participation qui atteint des sommets…       

Par contre, au moment de choisir sur quel support verser sa prime d’Intéressement, chaque agent devra peser le pour et le contre en se félicitant que pour l’intéressement, chaque salarié est encore libre d’en déterminer la destination finale : c’est toujours ça de gagné !

________________________________________________________________________

Nouvelle Classification : c’est un « zéro pointé » !

 

Que la Nouvelle Classification (alias « méthode HAY ») soit conduite de façon désastreuse par la Direction, ceci est une évidence qui n’aura échappé à personne, mais que l’ensemble se transforme en bourbier, cela devient franchement insupportable, surtout quand on trouve à la tête d’APRR un personnage bien plus porté à la leçon de morale qu’à la gestion sociale exemplaire.

 

Lors de l’analyse des différents courriers de recours, SUD s’est distingué en apportant son soutien à l’ensemble des demandes (ce ne fût, hélas, pas le cas de toutes les OS), sous couvert que les arguments du personnel s’inspiraient bel et bien d’une réalité vécue sur le terrain, à savoir une multiplication des tâches et un accroissement constant de la masse de travail : ces changements se traduisent dans le travail mais jamais au plan financier, et chaque agent avait à cœur de voir ses tâches vraiment reconnues.

 

Ainsi, des courriers de recours ont été analysés le 14 janvier 2008, un délai de 30 jours était fixé avant de répondre aux agents concernés… mais durant près de deux mois, rien de rien : silence radio. Ah si ! SUD sait que le Service DRH a pris soin de téléphoner à certains districts ou services afin de vérifier la véracité des arguments exposés par des salariés dans leur courrier de recours.

► En résumé, APRR fait en 2008 le travail qui n’a pas été fait en 2007 par le Cabinet HAY !

 

Puis les réponses de la Direction sont apparues, faisant fi de l’avis exprimé par les huit organisations syndicales et se moquant éperdument des arguments développés par les agents ! Si bien qu’à l’arrivée aucun métier n’a été remonté à la classe supérieure.

Bien pire, dans son courrier de réponse, la Direction annonce que des arguments exposés par le personnel lui ont servi à modifier certaines fiches de fonctions :

en résumé, en tant que salarié, n’hésitez pas à demander à votre District ou Service votre nouvelle « nouvelle fiche de fonction » afin de connaître précisément quelles sont les missions qui ont été modifiées ou ajoutées.

 

Face à cela, certains feraient donc bien de ravaler au plus vite leur discours moralisateur et leur consternation de façade ! Car le bilan de cette nouvelle classification est à l’image du reste :

► Du grand n’importe quoi et un mépris total des salariés et des partenaires sociaux.

Et les mauvais arguments, même placardés à l’affichage général, n’y changeront rien : le personnel restera le meilleur juge d’une réorganisation de nos emplois inutile et dangereuse pour l’avenir.

► Au fait : il a été payé combien le Cabinet HAY pour un tel travail ?

 

Pour plus d’information sur le sujet , vous rendre sur le BLOG SUD Autoroutes http://www.sudautoroutes.com pour découvrir la position des organisations syndicales lors des commissions de suivi de recours des salariés…

 

Page 2/4

 

 


Encore des heures de travail qui disparaissent :

 

Dans une relative discrétion (et pour cause), APRR a décidé d’externaliser un pan entier de son activité, au travers de la dématérialisation des factures à ses clients Grands Comptes, tâche désormais offerte au système Clear Invoice d’Accelya. Ceci mettra encore en péril beaucoup d’emplois à terme au sein de notre Société ; difficile face à de tels exemples de croire ceux qui nous répètent sans cesse que rien ne change chez APRR !

 

Les BCMM et les Badges TIS, préhistoire de l’automatisation ?

 


Le 14 février dernier, la presse nous apprenait que la société THALES vient de  remporter un contrat de conception et de mise en oeuvre du programme de péage « free flow » en Australie. Ce programme de plusieurs millions de dollars prévoit le déploiement de systèmes de péage automatique sur plusieurs routes d'accès à  Brisbane ; l’article nous rappelle que le péage « free flow » est un système de péage dématérialisé entièrement électronique qui supprime les barrières de péage, « ce qui améliore les temps de trajet, réduit les encombrements, renforce la sécurité, réduit les émissions de gaz à  effet de serre et devrait permettre aux automobilistes de Brisbane de circuler plus rapidement dès 2009 » selon le représentant du Groupe THALES. « Le déploiement du péage free flow permettra de supprimer les voies et les guichets de péage, le paiement étant électronique », explique le directeur général de Queensland Motorways. « Avec ces systèmes de pointe, nous serons parfaitement équipés pour fournir à  nos clients des services et des produits de péage performants et économiquement avantageux, maintenant et dans le futur. »  Le concept de péage  « free flow » permet aux automobilistes de payer le péage quelle que soit la vitesse à  laquelle ils roulent, dans une fourchette de 0 à  110 km/h, grâce à  un dispositif électronique fixé sur le pare-brise du véhicule. Le matériel de péage sera monté sur un simple portique surplombant la route et ne nécessitera ni structure supplémentaire ni marquage spécial sur la chaussée. Le système de péage « free flow » est composé des éléments suivants : un portique qui supporte le matériel de communication, un sous-système de classification pour déterminer la classe de véhicule, par exemple voiture, camion, car, etc.,  un sous-système de traitement des images qui enregistre le numéro d'immatriculation des véhicules,  un sous-système centralisé qui surveille et commande les portiques de péage. Le système de péage « free flow » de Thales utilise une technologie innovante et un système spécialisé de traitement des images développé avec la société allemande Vitronics, premier fournisseur de technologies de péage et de détection des infractions au code de la route utilisées en Allemagne et partout dans le monde. 

 

SUD rappelle que de tels systèmes ont déjà été testés en France ; Cofiroute et SANEF s’y consacrent à plein temps et APRR n’est pas en reste. A un tel rythme, et alors que la pression de la communauté européenne visant à accélérer l’automatisation des systèmes de péages autoroutiers ne cesse de s’accroître, on peut valablement s’interroger sur la pérennité des emplois de la filière Péage d’ici 3 à 5 ans : receveurs, AMQ, opérateurs de LTS, conseillers – clientèle, responsables, …


 

AUDITS Qualité : la nouvelle méthode pour accentuer la pression sur le personnel de toutes les filières…

 


En région « PARIS », un document récent diffusé aux agents de la Filière Péage met en avant la « qualité de service » et la « qualité dans le travail ». Sous couvert d’amélioration, il s’agit surtout de surveiller de près les prétendues « anomalies significatives constatées » dans le travail d’un salarié, ce qui entraînera « une discussion avec son Responsable », et si « la formation n’est pas une réponse à vos écarts, un travail individuel sera nécessaire en face à face », « un programme sera établi pour plus de fiabilité et, comme il se doit, au terme de cette action, un bilan sera dressé » (toutes ces phrases sont extraites en intégral du fameux document de la région PARIS). Et le document de conclure : « Le péage reste l’activité qui génère le chiffre d’affaires d’APRR et nos millions de clients sont en contact avec vous, soit en face à face, soit à distance… Nous leur devons ce que nous mêmes attendons d’un fournisseur, d’un prestataire, d’un commerçant… La fiabilité continue ! ».  SUD aimerait rajouter qu’un client attend aussi une présence humaine au péage, mais il ne l’a plus du fait de l’automatisation. Le client souhaite aussi un délai d’attente assez bref au péage, mais l’automatisation n’a fait qu’accroître les bouchons sur les plate formes de péage. Un client attend un service (renseignements ou autres) auquel il n’a plus droit depuis la suppression de centaines de postes de péagers dans toutes nos régions. La liste serait infinie, ; mais visiblement la Direction de la Région PARIS oublie tous ces « détails » qui font aussi la qualité d’un service. Mais on préfère surtout mettre la pression sur le personnel, au sein d’une filière dont on veut voir disparaître toute présence humaine en cabine au plus tard en 2012 (mais sans doute bien avant). Ce système qui met en avant la « qualité de service » sera surtout une méthode peu glorieuse pour accroître les tensions entre collègues et pour faire du ménage dans l’effectif. Quand à la fiabilité et à la qualité offerte aux client, voici deux éléments franchement incompatibles avec une politique brutale d’automatisation. SUD note au passage que ces audits se multiplient depuis quelques semaines chez APRR et qu’ils se propagent à toutes les filières : la Direction cherche par tous les moyens à créer un contexte où il lui sera aisé de faire des reproches à son personnel afin de réduire l’effectif sans en donner l’impression…

 

Pour ce faire on fait appel aux juges des temps modernes : ceux-là mêmes qui viendront vous expliquer qu’après 10, 15 ou 20 ans d’activité, votre méthode de travail n’est finalement pas la bonne !

Repost 0
21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 13:02

WAA001000011.jpg                                             u14502416.jpgundefined










Indice des prix à la consommation :
Sur les 12 derniers mois c'est : + 2,8%

Carburants et produits pétroliers + 19,1 %


http://www.insee.fr/fr/indicateur/indic_conj/donnees/doc_idconj_29.pdf

Chiffres forts interessants à la veille des négociations sur les salaires à SANEF.

Souhaitons que les négociateurs (SUD est exclu) n'incluent pas le G.V.T. (Glissement - Vieillesse - Technicité) dans l'augmentation salariale 2008.

Affaire à suivre
 

Le GVT est la part d’accroissement de la masse salariale indépendante de l’augmentation des mesures salariales globales.

 

Repost 0
6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 07:41

Actions SUD (1er semestre 2007)

 

 

SANEF Senlis :

 

District de Senlis

 

Mr CAILLIEZ Bruno : licencié pour cause de maladie parce qu’il soignait son PSORIASIS

 

Conseil de Prud’Hommes de Senlis : résultat 11 sept. 2007.

 

 

District HDA (Saint-Omer / Bethune)

 

Garantie de salaire : 5 salariés remettent en cause l’interprétation par SANEF de l’accord sur la réduction du temps de travail (99-2).

 

Conseil de Prud’Hommes de Béthune et Montreuil Sur Mer : mai 2007

 

 

Sur SANEF Amiens :

 

 

District de Wailly-Beaucamp :

 

MR CUVELIER Jean-Jacques licencié pour maladie. SANEF refuse de le reclasser : Prud’Hommes de Montreuil Sur Mer : Juin 2007

 

 

Sur SANEF Metz :

 

Plainte contre SANEF pour non assistance à personne en danger (péage).

 

Repost 0
Published by SUD SANEF - dans DROIT SOCIAL
commenter cet article
9 février 2006 4 09 /02 /février /2006 12:19

Le travail, c’est le travail mais le travailleur a droit au respect de sa vie privée même pendant qu’il est au travail sous l’autorité de son employeur.

 

L’article 8 de la Convention Européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales précise que :

 

Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance.

 

Dés lors l’employeur ne peut sans violation de cette liberté fondamentale, prendre connaissance des messages personnels émis par le salarié et reçus par lui grâce à un outil informatique mis à sa disposition pour son travail et ceci même en cas où l’employeur aurait interdit une utilisation non professionnelle de l’ordinateur.

 

Repost 0
Published by SUD SANEF - dans DROIT SOCIAL
commenter cet article
3 février 2006 5 03 /02 /février /2006 18:04

Article L 231-8

 

 

Le salarié signale immédiatement à l'employeur ou à son représentant toute situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu'elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ainsi que toute défectuosité qu'il constate dans les systèmes de protection.

L'employeur ou son représentant ne peut demander au salarié de reprendre son activité dans une situation de travail où persiste un danger grave et imminent résultant par exemple d'une défectuosité du système de protection.
 

 

 

Article R 711-7

 

 

Aucune sanction, aucune retenue de salaire ne peut être prise à l'encontre d'un salarié ou d'un groupe de salariés qui se sont retirés d'une situation de travail dont ils avaient un motif raisonnable de penser qu'elle présentait un danger grave et imminent pour la vie ou la santé de chacun d’eux.
La faculté ouverte par l'article R. 711-6 doit être exercée de telle manière qu'elle ne puisse créer pour autrui une nouvelle situation de risque grave et imminent.

 

 

 

Repost 0
Published by SUD SANEF - dans DROIT SOCIAL
commenter cet article
8 janvier 2006 7 08 /01 /janvier /2006 11:05

DÉFINITION DU HARCÈLEMENT MORAL

Toute conduite abusive, de tout supérieur hiérarchique ou collègue, qui pendant une durée certaine se manifeste par des comportements, des actes, des paroles, des écrits, répétés, visant systématiquement la (les) les même(s) personne(s), portant ainsi gravement atteinte à sa personnalité, son intégrité psychique, tendant à rendre impossible le maintien de son emploi en dégradant volontairement ses conditions de travail.

 

 

 

 

Repost 0
Published by SUD SANEF - dans DROIT SOCIAL
commenter cet article

Présentation

  • : le blog sudsanef
  •   le blog sudsanef
  • : AVERTISSEMENT : La lecture de ce BLOG peut entraîner un rejet des syndicats CFTC CFDT FO CGT UNSA CGC
  • Contact

Recherche

Archives

Articles Récents